M. Mohamed Benalilou, président de l’Instance nationale de la probité, de la prévention et de la lutte contre la corruption du Royaume du Maroc, et M. Kamran Aliyev, procureur général de la République d’Azerbaïdjan, ont signé, mardi 27 octobre 2026 à Bakou, capitale azerbaïdjanaise, un mémorandum d’entente (MoU) dans le domaine de la prévention et de la lutte contre la corruption, en présence de l’ambassadeur de Sa Majesté le Roi auprès de la République d’Azerbaïdjan.
Cette signature montre la volonté commune des deux institutions de développer leur coopération en un partenariat qui renforce leurs capacités pour lutter contre la corruption et favorise l’échange de connaissances et d’expériences sur les risques et les méthodes utilisées par les corrompus, qui évoluent sans cesse. Le MoU montre aussi l’ouverture de l’Instance à des partenariats internationaux pour développer les outils de prévention et de lutte contre la corruption, et pour renforcer le rôle de l’expérience marocaine dans les efforts communs visant à promouvoir l’intégrité et à lutter contre la corruption.
L’importance de ce partenariat réside dans le fait qu’il rassemble une institution nationale dédiée à l’intégrité, à la prévention et à la lutte contre la corruption, et une institution du procureur général. Cela ouvre ainsi la voie à une meilleure complémentarité entre les approches préventives et les fonctions d’application de la loi, dans le cadre des responsabilités de chacune des parties. Cette complémentarité répond à un besoin croissant face à un phénomène dont les effets dépassent les frontières nationales et qui nécessite des réponses qui relient la compréhension des causes de la corruption à la mise en place de moyens pour la détecter et la combattre.
Les domaines de coopération incluent le renforcement des compétences, par l’échange de visites d’experts et l’organisation de formations spécialisées, ainsi que la réalisation d’études et de recherches scientifiques sur les causes et les facteurs qui favorisent la corruption, ainsi que sur les moyens de la mesurer et les efforts déployés pour la combattre. Ils comprennent également l’échange d’expériences et de bonnes pratiques dans l’élaboration, la mise en œuvre et l’évaluation des politiques et des stratégies, afin de tirer profit des expériences comparatives qui ont prouvé leur efficacité.
Le mémorandum signé permet également l’échange d’informations sur les mesures de prévention et de lutte contre la corruption, ainsi que sur les connaissances des méthodes criminelles qui y mènent et sur les moyens de la prévenir, conformément aux responsabilités de chaque partie et aux règles établies par la législation nationale. Cela soutient ainsi l’élaboration de politiques basées sur les connaissances et qui tirent parti des comparaisons d’expériences. De plus, l’échange d’expériences sur les méthodes criminelles offre des possibilités pour renforcer la rapidité et moderniser les outils de prévention en fonction de l’évolution des risques de corruption.
En vertu de ce mémorandum, les deux parties ont réaffirmé leur engagement à renforcer la coopération internationale dans le cadre de la Convention des Nations Unies contre la corruption, convaincues que le renforcement des capacités, le partage des connaissances et la coordination des efforts à l’échelle internationale constituent des piliers essentiels pour lutter contre la corruption.
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