Le Président de l'Instance Nationale de la Probité, de la Prévention et la Lutte contre la Corruption, Mohamed Benalilou, a annoncé, Mardi à Rabat, l'adhésion officielle de l'INPPLC à l"Open Government Partnership", à travers une série d'engagements structurants.
Dans une allocution prononcée lors des Assises africaines du gouvernement ouvert, M. Benalilou a précisé que cet engagement reflète une évolution dans le positionnement de l'INPPLC, en passant d'un acteur constitutionnel national à un partenaire dans une dynamique internationale multilatérale, tout en consolidant sa capacité d'influence, de coordination et d'échange d'expériences.
À cet égard, il a souligné que l'instance a mis au point un ensemble d'engagements structurants visant à renforcer la participation citoyenne aux politiques de lutte contre la corruption, à renforcer la coordination avec les différentes institutions nationales et à développer des partenariats avec la société civile, et ce, dans le but de mettre en place un système intégré de transparence et de responsabilité.
M. le président de l'INPPLC a rappelé que les Assises africaines du gouvernement ouvert interviennent à un moment décisif où les enjeux de la gouvernance se conjuguent avec des défis profonds qui touchent au cœur même de la relation entre l'État et le citoyen. Cette conjoncture impose de passer d'une logique de gestion isolée à une logique de gestion participative multidimensionnelle.
M. Benalilou a affirmé que la transformation entreprise aujourd'hui par l'INPPLC va au-delà de la notion « gouvernement ouvert » dans sa dimension traditionnelle, pour asseoir une perspective plus large représentée par les « institutions indépendantes ouvertes », qui consiste en une évolution visant à redéfinir la logique d’ouverture de manière à intégrer l’ensemble du tissu institutionnel, au lieu de la limiter au seul pouvoir exécutif.
Il a précisé que l'instance considère que les principes du gouvernement ouvert ne reposent plus sur une approche sectorielle, mais sont désormais des principes régissant les relations entre les différentes composantes de l'État, ce qui mène à la mise en place d'une gouvernance ouverte fondée sur la complémentarité fonctionnelle et la coordination institutionnelle. Ces principes garantissent la synergie des rôles, afin de produire un impact public commun, renforcé par une position avancée de la société civile engagée. La participation de celle-ci passe d’une dimension consultative à un niveau d’influence effective dans la prise de décision publique.
M. le Président a ensuite ajouté que « les institutions ouvertes que nous inaugurons aujourd’hui avec nos partenaires du Secrétariat général ne constituent pas une simple déclinaison technique des principes du gouvernement ouvert, mais traduisent les hautes directives Royales selon lesquelles la lutte contre la corruption relève de la responsabilité de l’État et de la société ».
Il a réitéré que ces orientations ont défini une vision novatrice qui redéfinit la répartition des rôles dans la lutte contre la corruption sur la base de la participation, en tant que condition préalable au maintien de l’intégrité. Elles traduisent ainsi une évolution institutionnelle qui redéfinit la logique d'ouverture au sein de l'État et pose les bases d'un nouveau contrat multipartite, fondé sur la coopération, la complémentarité et le partage des responsabilités, de manière à renforcer la confiance, améliorer l'efficacité de l'action publique et consolider le système d'intégrité dans sa dimension globale.
M. Benalilou a toutefois attiré l'attention du fait que le véritable défi ne réside plus dans la définition des principes, mais dans la capacité à en tirer un impact tangible, soulignant que « le gouvernement ouvert » ne se mesure pas au nombre d’engagements annoncés, mais à leur impact sur la qualité des politiques publiques, sur le niveau de confiance dans les institutions et sur la capacité de ces institutions à fonctionner dans un cadre cohérent et intégré.
Il a précisé que la probité et la prévention de la corruption représentent un véritable défi pour la crédibilité de cette démarche, étant donné que la corruption est une conséquence directe du manque de transparence, un affaiblissement direct de l'efficacité des politiques publiques, et donc une source de perte de confiance susceptible de nuire à la relation entre l'État et la société. Il a également précisé que l'engagement de l'instance dans l'agenda du gouvernement ouvert (dans sa version institutionnelle) s'inscrit dans le cadre d'un choix fondateur visant une mobilisation collective coordonnée. Une mobilisation à laquelle participent les différentes institutions et à laquelle la société civile contribue en tant qu’acteur vigilant et partenaire constructif, dans un esprit de responsabilité, au-delà des contraintes politiques.
M. Benalilou a réaffirmé que le continent africain est aujourd'hui en mesure de développer son propre modèle de gouvernance ouverte, en s'appuyant sur son dynamisme social, son potentiel de jeunesse et le dynamisme de sa société civile.
À cet égard, il a conclu que l’accueil, par la ville de Marrakech, en novembre prochain, du premier congrès africain de l'initiative « Open Government » des instances de lutte contre la corruption revêt une dimension stratégique et constitue un moment fondateur pour l'élaboration d'une vision africaine intégrée. Une vision qui va associer la transparence et la lutte contre la corruption, et fera de la participation citoyenne un outil d’influence réel dans la prise des décisions publiques et le suivi de leur mise en œuvre.
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